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Jeudi, 29 novembre 2007
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Revue de presse
Jeudi, 29 novembre 2007
PARIS (AFP) - 28 novembre 2007 — L'ancien socialiste Jean-Marie Bockel a lancé mercredi La Gauche moderne, parti "social-libéral européen", présenté comme un "pilier de gauche" de la majorité et encouragé par l'UMP à favoriser l'"ouverture" dès les municipales de 2008.
"Nous serons une force de proposition avant d'être une force d'exigence ou de critique", a assuré le secrétaire d'Etat à la Coopération, devant un parterre de ministres et parlementaires de la majorité venus le soutenir au Sénat.
Rama Yade (UMP), André Santini (NC), Christian Estrosi (UMP), Alain Marleix (UMP), se sont succédé à la tribune pour saluer l'émergence de ce nouveau parti rassemblant anciens socialistes et "sarkozystes de gauche".
Le 9 novembre, Nicolas Sarkozy était venu apporter son soutien à un autre ministre d'"ouverture" (ex-PS), Eric Besson, lors d'une réunion de son parti, Les Progressistes.
"On ne peut plus gouverner en France en divisant les camps", a affirmé Roger Karoutchi (Relations avec le Parlement), qui voit dans le parti de M. Bockel un "pilier de gauche dont nous avons absolument besoin".
Jean-Louis Borloo, numéro deux du gouvernement et président du Parti radical, chantre, comme La Gauche moderne, de la laïcité, de la cohésion sociale et de l'Europe, lui a apporté un soutien plus discret et ne s'est pas exprimé.
"Dans cette aventure, je suis fidèle à moi-même, de gauche je suis, de gauche je reste", a déclaré M. Bockel, en évoquant son parcours de militant "marginalisé" au sein du PS qui, selon lui, n'a connu "ni refondation ni rénovation".
La Gauche moderne devra aussi "porter en France la voix des gauches européennes", qu'elle veut fédérer avec le travailliste britannique Tony Blair et le démocrate italien Walter Veltroni, a poursuivi le maire de Mulhouse.
Thierry Couderc, ancien militant socialiste, directeur de cabinet de Brice Hortefeux, apportera à La Gauche moderne "le réseau très implanté en région parisienne" de son mouvement La Diagonale, et "un soutien très concret aux municipales de mars".
"L'idée, c'est de fédérer à Paris et en province, sous l'étiquette +Gauche moderne+, des socialistes qui veulent rester socialistes mais sont prêts à s'associer à la majorité" sur des listes d'ouverture, a expliqué à l'AFP Alain Marleix, secrétaire national de l'UMP chargé des élections.
Egalement membre de la Gauche moderne, Véronique Vasseur conduira la liste UMP dans le XIIIème arrondissement de Paris.
Jean-Marie Cavada, transfuge du Modem, devrait lui aussi rejoindre le parti de M. Bockel, et conduira la liste majorité présidentielle du XIIème.
George-Marc Benamou, conseiller de l'Elysée et sympathisant de La Gauche moderne, devrait être co-listier de Christan Estrosi à Nice.
L'ancien socialiste Philippe Sanmarco, lui aussi converti, figurera sur la liste de Jean-Claude Gaudin à Marseille, et le strauss-kahnien David Meloni fera équipe avec la porte-parole de l'UMP, Nadine Morano, à Toul.
Jean-Marie Bockel, Jean-Marie Kutner et Yves Urieta conduiront des listes de La Gauche moderne soutenues par l'UMP, à Mulhouse, Schiltigheim (Bas-Rhin) et Pau.
Selon M. Marleix, une centaine de candidats se présenteront en mars 2008 sous cette nouvelle étiquette sur des listes de la majorité, notamment à Nîmes, Montpellier, Chartres, Avignon, Brest, Rennes, Saint-Etienne, Caen, Blois ou Calais.
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Revue de presse
Jeudi, 29 novembre 2007
A la gauche de la droite, on se bouscule au portillon. Jean-Marie Bockel a lancé hier son parti, Gauche moderne, qui doit porter les idées «social-libérales» de l’ancien solitaire blairiste du PS et former le «pilier de gauche» de la majorité présidentielle. Des plates-bandes déjà convoitées par les Progressistes, club de réflexion d’un autre secrétaire d’Etat «d’ouverture», Eric Besson.
«C’est un parti de gauche allié à une majorité de droite. N’ayons pas peur des mots», a lancé, faussement rentre-dedans, Jean-Marie Bockel, qui ne juge «pas contradictoire de garder ses convictions, dans une démarche d’alliance». Le positionnement est quelque peu acrobatique. Bockel rebondit en balayant les «vieux clivages» pour «faire bouger les lignes».
Majorité. Son fonds de commerce : les déçus du PS «qui ne se retrouvent pasdans les archaïsmes du parti». Avec 680 adhérents revendiqués, le parti ambitionne de «prendre la relève à gauche», ose Jean-François Pascal, conseiller de Jean-Marie Bockel. Sophia Chikirou, ancienne porte-parole de Laurent Fabius, qui a rejoint le parti, «n’adhère pas au programme présidentiel mais soutient la volonté de réforme de Nicolas Sarkozy. Le PS nous demandait d’attendre cinq ans. Moi je veux agir». Guy Durbec, ancien sénateur (PS) du Var, voit d’ici quelques années une majorité formée «d’un pilier UMP et d’un pilier de l’ouverture».
«Notre pays n’a pas de tradition de coalition : il est temps de changer les habitudes», poursuit le secrétaire d’Etat à la Coopération. Nicolas Sarkozy, qui l’a reçu la semaine dernière, a chaudement encouragé sa démarche. Comme celle d’Eric Besson, qu’il a accompagné lors de la deuxième rencontre des Progressistes, début novembre. «Et j’ai reçu une lettre de soutien vraiment sympa de François Fillon», pavoise Jean-Marie Bockel devant un comité de soutien gouvernemental : Jean-Louis Borloo (Ecologie), Rama Yade (Droits de l’homme), Christian Estrosi (Outre-mer), André Santini (Fonction publique) du Nouveau centre, et Alain Marleix (Anciens combattants), secrétaire national de l’UMP aux élections.
Pour les clubs et partis qui gravitent autour de l’UMP, l’enjeu est d’envisager des collaborations, voire, à terme, une convergence. «Il faudrait que les sensibilités se fédèrent», suggère le conseiller de l’Elysée Georges-Marc Benamou. Selon Jean-Louis Borloo, «la question est : comment s’organiser entre nous?» Le président du parti radical verrait «une confédération» regroupant ces «micro-initiatives, pour peser sur la vie politique». L’ancien ministre (UDF) Gilles de Robien, fondateur du club Société en mouvement, n’exclut pas de «travailler avec» Gauche moderne. La Diagonale, le cercle des «sarkozystes de gauche», a déjà rejoint la fédération de Jean-Marie Bockel.
Patron. Mais avec Eric Besson, l’heure n’est pas encore à la fusion. «On se voit et on se parle, raconte Bockel. Mais aujourd’hui on pense qu’il est préférable que chacun puisse vivre son histoire. On ne s’interdit pas une démarche commune le moment venu.» Il aurait proposé au patron des Progressistes la présidence du conseil scientifique de Gauche moderne. «Nous avons tendu la main : il réfléchit», précise Jean François Pascal. Pour décrocher la tête du pôle de gauche et se faire entendre aux côtés du Nouveau centre et du mastodonte UMP, Gauche moderne veut tenter une percée aux municipales. Le parti doit présenter une centaine de candidats sur des listes d’ouverture.
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Les débats de La Diagonale
Lundi, 26 novembre 2007
La Diagonale s'associe à La Gauche Moderne, le mouvement de Jean-Marie BOCKEL, pour fonder une grande fédération de la gauche sarkozyste.
Soutien de l'action réformatrice de Nicolas SARKOZY, cette fédération entend y apporter sa libre contribution et favoriser les dynamiques d'ouverture lors des prochaines échéances électorales, locales et nationales.
La Diagonale vous invite donc à prendre part à la conférence de presse de lancement du parti "Gauche Moderne" le mercredi 28 novembre entre 9 heures et 11 heures au Sénat dans la salle René COTY. A cette occasion, l’ensemble des élus et personnalités soutenant sa démarche sera réuni.
Inscription obligatoire sur contact@ladiagonale.org
ou
sur l'event Facebook dédié
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Revue de presse
Lundi, 12 novembre 2007
A cinq jours du début de la grève reconductible contre la réforme des régimes spéciaux, Nicolas SARKOZY a défendu vendredi sa politique d'ouverture pour "engager de grandes réformes" devant les Progressistes, le parti d'Eric BESSON.
"Comment engager de grandes réformes sans grande majorité?", a lancé le chef de l'Etat devant quelque 400 personnes réunies dans un hôtel parisien pour la deuxième réunion de ce parti créé en mai par le secrétaire d'Etat à la Prospective et ancien dirigeant socialiste après son spectaculaire ralliement au candidat de l'UMP.
Devant le Premier ministre François FILLON, le ministre de l'Ecologie et président du parti radical Jean-Louis BORLOO, Roger KAROUTCHI, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, et le publicitaire Jacques SEGUELA, M. SARKOZY s'est livré à un long plaidoyer pour l'ouverture, qui continue de faire des vagues à l'UMP.
Laissant de côté son discours écrit, il a expliqué avoir voulu mettre en oeuvre cette triple ouverture "vers la gauche, la différence" et sur des thèmes comme l'environnement pour "tourner le dos à toute forme de sectarisme". "Un peu plus de 31% au premier tour, 53% au deuxième tour, l'ouverture était une obligation pour moi justement parce qu'arithmétiquement, je n'en avais pas besoin", a-t-il justifié.
"Le président doit se souvenir qu'il est le président de ceux qui n'ont pas voté pour lui", a poursuivi M. SARKOZY. Car "quand les ennuis arrivent, on a tendance à se refermer".
Il a opposé sa stratégie d'ouverture à celle de l'ancien président François MITTERRAND en 1988, qui "trois mois après est apparue comme du débauchage individuel". "L'ouverture que nous avons proposée avec François Fillon, c'est une ouverture qui dit aux gens de gauche 'restez de gauche, et au service de notre pays additionnons-nous pour mettre en oeuvre le projet présidentiel'", a expliqué le président.
Cette conception de l'ouverture l'a amené à ne "pas faire un drame" des propos de Fadela AMARA, qui avait jugé "dégueulasse" que l'on "instrumentalise" l'immigration lors du débat sur la loi HORTEFEUX et les tests ADN.
Nicolas SARKOZY a exprimé sa reconnaissance aux ministres d'ouverture. Dans un beau lapsus, il s'est dit "très fier" de l'action de Bernard KOUCHNER, comme "ministre de l'Intérieur", avant de se reprendre: "ministre de l'Extérieur".
Il a exprimé son "respect" au "courageux" Eric BESSON. Alors que ses anciens amis socialistes le qualifient de traître, il a jugé "scandaleux" de parler ainsi. "Ceux qui parlent de cela veulent installer le sectarisme dans notre pays", a accusé le chef de l'Etat.
Alors que les difficultés s'accumulent, à commencer par la difficile réforme des régimes spéciaux, M. SARKOZY a réaffirmé sa ferme intention de "continuer" cette politique.
Il a demandé à Eric BESSON et à ses amis de "structurer" son groupuscule, fort de seulement 300 adhérents -moins que les 400 personnes réunies vendredi soir- pour "compter dans le débat politique".
Reste que le "pôle de gauche" de la majorité est encore loin d'être organisé. Autre figure de l'ouverture venue du PS, le secrétaire d'Etat à la Coopération Jean-Marie BOCKEL lancera le 29 novembre son parti social libéral "Gauche moderne". Le mouvement La Diagonale, créé pendant la campagne présidentielle pour réunir les "sarkozystes de gauche", l'a rejoint jeudi.
M. BOCKEL, en voyage en Suisse, brillait par son absence vendredi. "Peut-être un jour on fusionnera ou on se rapprochera", voulait néanmoins croire Eric BESSON.
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mer, 28.11.2007 10:08
Peut-être ne faut-il pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Attendons de voir ce qu'a à dire cette Gauche [...]
mar, 27.11.2007 16:20
Des "sarkozystes de gauche" à la "gauche sarkozyste" : un glissement ontologique que pour ma part je n'accompagnerai [...]
lun, 19.11.2007 16:45
Petit rappel de mathématiques : Par un point passe une infinité de droite Par deux points passe une seule [...]
dim, 04.11.2007 22:59
Nous sommes nombreux, militants socialistes , à avoir rendu notre carte fin 2006 à cause des choix fait par le PS [...]
mar, 09.10.2007 13:59
La Diagonale a le mérite d'exister et de permettre un dialogue franc et constructif entre des femmes et des hommes dont [...]